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La chronique de Audry Carmel

Tragédie d’Olisaint : danser pour panser une plaie

Pourtant j’étais avisé, une tragédie ne passe jamais sans heurter. Si le public a été heurté, moi je fus tout simplement bouleversé.

 

Tout le crédit va à Olisaint jeune professeur de danse à l’Ecole Française de Bujumbura. En effet, ce n’est pas souvent qu’on voit un spectacle réunir plusieurs groupes de danses autour d’un thème unique et il l’est surtout lorsque c’est un seul danseur qui, inspiré, invite des groupes de danses, à le rejoindre dans son aventure. 

N’est-ce pas ce bon Monsieur Robert qui donne la définition du mot “Tragédie” dans le monde du spectacle comme quoi :” Une tragédie, c’est une œuvre dramatique (surtout en vers), représentant des personnages illustres aux prises avec des conflits intérieurs et un destin exceptionnel et malheureux ; genre de ce type”?

 

J’étais alors avisé en avance avant d’arriver au siège de Buja Sans Tabou rien qu’en voyant le titre du spectacle. Je me rappelle qu’à l’école secondaire, notre cher professeur de français nous a appris que dans une tragédie, une ou plusieurs personnes meurent. L’exemple de “Le Cid” de Corneille reste dans ma tête. Cher Audifax, merci pour ces belles leçons sur la Littérature Française.

Quel plaisir de trouver que le thème était bien respecté. Le noir omniprésent sublimée par une scénographie conséquente et des notes musicales s’échappant de la régie pour accompagner la séquence. “Ainsi valse la vie” de Black M est resté dans ma tête, un titre qui contient des paroles tristes. 

Ce n’était pas un spectacle de joie, loin de là même.

En effet, Tragédie, c’est une histoire réelle. Une famille qui a fait face à un évènement malheureux. Une mère, sa fille et son petit-fils ont eu un accident. La mère n’a pas survécu. Le fils étant un élève d’Olisaint a eu sa jambe et son bras cassés. Se rendant à l’école pour donner son cours, Olisaint l’a croisé dans un fauteuil roulant et ce dernier a tenté de savoir ce qui s’était passé. C’est ainsi qu’il a su la “tragédie” qu’a vécu cette famille. 

Olisaint artiste dans l’âme est rentré chez lui, a vomis dans son agenda le spectacle, qui m’a ému, a fait couler mes larmes qui pourtant sont cachées au plus profond de moi. 

Tragédie, c’est aussi une histoire d’Olisaint. Comme pour se libérer d’un malheur qu’il porte en lui (j’ai eu une brève discussion avec lui à la fin), son spectacle était en quelque sorte une façon de se guérir et il ne connait pas une autre meilleure thérapie que la danse, l’art.

Tragédie, c’est aussi une histoire à moi ou presque. J.K , la fille qui a perdu sa mère et dont le fils a été gravement blessé, est une amie à moi. Je me rappelle que quelques semaines après “la tragédie” qui lui ai tombé dessus, je l’ai croisée avec son fils, qui était sur une chaise roulante. Nous avons discuté, j’ai demandé ce qui s’était passé et elle m’a en peu raconté le malheur. 

À la fin du spectacle, j’ai retrouvé J.K, chaleureuse et accueillante comme à son habitude. Nous discutons en peu et elle m’avoue que le spectacle d’Olisaint a été un remède pour elle. Elle me murmure :“De là où se trouve ma mère, je sais qu’elle a pleuré aussi.”

Comme quoi, l’art est un remède pour panser les plaies les plus profondes.

Tous les spectateurs qui étaient à la première de Tragédie se sont retrouvés dans le spectacle, dans l’histoire. Qui n’a pas fait face à une tragédie dans sa vie ? 

Tragédie à travers des pas de danses nous a parlé à nous tous. 

Mais Tragédie n’était pas qu’une histoire triste, c’était aussi un message d’espoir. Et ce duo de deux très jeunes rappeurs, qui a fait son texte m’a ému de par son talent mais aussi par le message qu’il a partagé. Je me rappelle de ce passage :“Ça ira…”

Tout ce qui se passe dans nos vies, les malheurs, douleurs, les tragédies, ça ira. 

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Pièce de théâtre “Même pas mort”

L’auteur nous plonge dans les pensées d’un jeune homme à cheval entre la mort et la vie suite à une opération au cerveau. Ambiguïté , surréalisme et perplexité s’enchaînent dans son esprit face à son combat pour recouvrer la mémoire ou plutôt la vie car lui même immergé dans le fond de son imaginaire se demande s’il serait encore en vie ou aurait déjà trépassé .
Interprétée par 5 acteurs sur une mise en scène de Laly Sangano le vendredi 28 mai 2021, la pièce qui dura 50 minutes fut un moment d’exploration et de découverte de ce que peut être la vie pendant la mort ou plutôt la mort pendant la vie. On s’y perd par moment dans cette pièce philosophique qui ressort de l’esprit de ce malade interné différents personnages totalement imaginaires qui lui jouent chacun des tours entrainant avec eux le public dans ce long périple cauchemardesque.
Le jeune homme ,ou mieux dirais-je, son esprit, se moquait parfois de son subconscient pour tenter de se convaincre du contraire de ce qu’il vit. Ainsi le public eut à assister à un véritable dialogue entre le conscient et le subconscient du malade qui prenaient plusieurs formes selon la portée de son imagination.
Sa femme, lui étant très chère fut le parfait messager pour illustrer les pensées de son subconscient qui lui donnait tantôt la forme d’un prêtre tantôt celle de sa mère .
Ce fut un moment d’introspection collective car tous plongés dans sa tête, nous ( le public) avons eu l’impression de le vivre réellement au point d’en rire quand nous nous rendions à l’évidence qu’il ne s’agissait que d’une fiction.
Avec un excellent jeu d’acteur taillé au cordeau, Même pas mort  a redéfini le théâtre en lui apportant une dose de thérapie qui finalement soulage l’esprit quand on s’y retrouve.
La pièce est un labyrinthe créé dans les pensées du malade dont il en sort après un long moment passé à redéfinir sa priorité (vivre à tous prix). Décidément rien ne lui réussit lui dira sa mère (créée dans son imaginaire) , même pas la mort !
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“IJA-MBO”,un classique qui se bonifie avec le temps!

Présenté pour la première lors de la 4ème édition du Festival  Buja Sans Tabou “THÉÂTRE ET HISTOIRES” , SEZ, une ONG allemande soutient encore une fois ce projet culturel qui met sous les feux des projecteurs l’histoire de Nyakabiga ; un des quartiers populaires de la ville de Bujumbura 

 

Quand un peuple perd sa parole, il disparaît, il meurt!

En tournée depuis le 13 mai 2021, la pièce donne encore des frissons de part son originalité ,avoua un spectateur. Pièce écrite par Rivardo et amorcée sur mise en scène signée Arthur Ban, les acteurs y passent en revue les particularités des habitants de Nyakabiga tout en remontant le temps pour retrouver les origines de ce quartier en mettant en évidence les échanges culturels qui s’y sont opérés .

La redécouverte de Nyakabiga par la troupe Umunyinya

Le résultat d’un travail de longue haleine assimilable à des fouilles archéologiques car , à  l’instar de plupart des autres quartiers du Burundi,  Nyakabiga n’a pas d’histoire formelle apprise dans les cours d’histoire.

Il s’agit donc d’une redécouverte de soi qui aboutit à une compréhension plus limpide de ce quartier qui est, rappelons-le, un des plus anciens quartiers de la ville de Bujumbura .

Les premiers contacts avec les congolais et les difficultés à connecter avec la langue swahili y sont énoncés . Depuis 1959, les changements socio-culturels qui s’y sont opérés ont fait de ce quartier un véritable creuset culturel .

Et le public ?

Le public , émerveillé de redécouvrir ce quartier méconnu par son histoire , n’a pas manqué de manifester sa joie et son admiration avec un véritable standing ovation pour saluer cette pièce qui reflète certains traits de l’histoire qui tendent à se perdre avec le temps .

Magnifique pièce de théâtre rythmée (danses et chants) ,“IJA-MBO” se démarque également par sa diversité tant linguistique (avec 3 langues : Français,Kirundi et Swahili ) qu’au niveau des décors (lumières et tableaux présentés), il s’agit là d’un véritable chef-d’œuvre qui réveille encore les émotions .

 

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Le Now Comedy Club

Désormais un plateau d’expression dédié aux humoristes est disponible à Bujumbura.

Une initiative qui intervient dans un contexte culturel où la dynamique artistique se fait déjà ressentir  dans les domaines comme le théâtre, le slam, la danse et la musique; l’humour vient comme pour compléter le puzzle de la scène artistique burundaise.

Des jeunes talents en mesure de nous faire oublier les soucis de la vie quotidienne en les nuançant quit à en faire ressortir le comique . La recette a bien tourné pour cette première !

Un premier pas qui sera suivi par plusieurs autres pas, a annoncé le prix RFI talent du rire 2019, Michael Sengazi .

En effet l’initiative est de créer un cadre où les humoristes pourront expérimenter la scène artistique,  grandir grâce à des échanges d’expériences,des formations et des spectacles réguliers dans différents lieux du Burundi.

Des rires aux éclats!

Du kirundi, du swahili et du français ! Les jeunes humoristes n’ont pas de frontières de langue.

Tel un buffet , le public pouvait  y retrouver son goût selon sa préférence.

Traitant divers sujets de la société,  les textes des humoristes transforment le ridicule, l’absurde  ou l’insolite de certains aspects de la réalité pour faire rire le public.

Des débuts prometteurs! C’est ce qu’on retiendra de cette première qui nous projette déjà dans un avenir plein de fous rire.

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Une mutation bénéfique pour le théâtre burundais ?

« L’évolution n’est pas une simple éclosion sans peine et sans lutte, comme celle de la vie organique, mais un travail dur et forcé sur soi-même ». Cette phrase de Friedrich Hegel pourrait bien être à l’image de ce que vit le théâtre burundais depuis quelques années. Entre l’époque où la troupe Pili Pili faisait la pluie et le beau temps dans l’univers théâtral burundais et le festival Buja Sans Tabou, les choses ont bien évolué. Une évolution qui s’est faite non sans peine. Entre nostalgie et ouverture au monde, faisons un zoom sur cette nouvelle tournure que prend cet art au Burundi.

 

Un bond en avant conséquent

En dix années, lire la suite…

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Buja Sans Tabou/Février 2020 : Le théâtre à l’assaut de l’histoire du Bujumbura

Lors de sa 3e édition, en 2018, le festival de théâtre « Buja Sans Tabou » avait lancé un concept encore méconnu à l’époque. Celui d’amener le théâtre vers le public. Un concept assez innovant qui aura eu le mérite d’ouvrir les portes de cet art, considéré comme un « art réservé aux élites » au citoyen lambda. Pour sa 4e édition, il pousse le concept encore plus loin en faisant la jonction entre théâtre et histoire, le tout au cœur de la cité. Une façon de rallier les habitants des quartiers les plus anciens de Bujumbura à leur histoire, souvent méconnue du grand public.

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« Point Zéro » : la pièce théâtrale inspirée des photos de Sarah Waiswa séduit à Bujumbura !

Guerre, pauvreté, Education, espoir, amour du prochain, unité d’un peuple, influence culturelle, emploi de notre temps,inégalités sociales, quête de l’identité en tant que burundais… Des sentiments exprimés lors de la pièce « Point Zéro » qui s’inscrit dans une logique temporelle. Toujours dans la perspective du festival Buja Sans Tabou, Point Zéro a été réalisé par référence au projet « Staging Times » (représenter le temps sur scène) qui associe la photographie et le théâtre. Il s’agit d’une première création inspirée de photos que nous a offert Claudia Munyengabe, actrice et auteure de cette pièce. Parlant de la réalité vécue et du temps, cette œuvre interprétée par 6 acteurs s’est jouée les 12,13 et 14 décembre dernier au siège de Buja Sans Tabou sis à Kabondo. Immersion

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La maison artistique de «Buja Sans Tabou», une première au Burundi

L’endroit, seulement par sa sonorité, on comprend qu’il s’agit d’une hacienda des théâtreux. Aussi, la place va accueillir les passionnés d’autres arts (dessin, slam, etc.). « La maison va au-delà du théâtre, elle est ouverte à tout amoureux de l’art », Freddy Sabimbona, metteur en scène et Directeur artistique du festival « Buja Sans Tabous ».

« C’est un petit pas pour le théâtre, mais un grand pas pour l’art burundais », pouvons-nous nous permettre de reprendre les sages mots de Neil Armstrong, Lire la suite …

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Troupe Lampyre : Après le Burkina Faso, l’Allemagne les a accueillis à bras ouverts

Usa, Éthiopie, Ouganda, Belgique, France, RD Congo, Rwanda ou Burkina Faso, ils font toujours un tabac lorsqu’ils font passage dans un pays.  Et maintenant vient au tour de la ville de Konstanz en Allemagne de tomber sous le charme des talentueux acteurs de la troupe Lampyre. Leur passion ne cessera de les mener plus loin que quand ils seront proches de leurs rêves.Laure Sheilla Inangoma, Sophie Raissa Ndoricimpa et Freddy Sabimbona de la troupe théâtrale Lampyre sont actuellement  en Allemagne à Konstanz  pour une création d’une pièce sur la comédie.

Avec seulement une semaine et quelques jours comme  chrono, la troupe Lampyre met  les cerveaux en mode créativité et sur grande vitesse pour une pièce de qualité, mais quand ils tâtent le terrain, cela peut s’avérer compliqué « On est encore en pleine recherche pour savoir la pièce qu’on a vraiment envie de créer c’est-à-dire savoir ce qui fait rire les allemands, ce qui fait rire les burundais et pouvoir trouver des points communs » dit Freddy Sabimbona.

La pièce encore sur le feu, vous sera également servie en 2018 lors du Festival Buja sans tabou, nous révèle Freddy « Le projet est encore à l’étape de création donc on n’a pas encore de titres pour la pièce. Mais quand la pièce sera prête, elle sera  présentée  en Allemagne à Konstanz dans un premier temps et dans un second temps dans le festival Buja Sans Tabou en 2018 ».

 

Ce n’est pas que pour cette pièce toujours mystérieuse qu’ils sont en Allemagne, en effet il y a une autre pièce, mais maintenant il y a un changement catégorique d’audience “Il y a un projet avec les enfants de Konstanz, un public pour enfants de Konstanz, un public pour enfants de Bujumbura, ça sera une pièce sur les enfants et une autre qui est beaucoup plus destinée aux adultes. Donc il y aura 2 pièces de théâtre jouées à Bujumbura et à Konstanz » fait-il remarquer.

On souhaite toujours bonne chance et bonnes prestations à la troupe lampyre. Représentez-nous valablement. Et n’oubliez pas de passer du bon temps.

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Theaterbrief Burundi – Clemens Bechtel über das Theaterfestival “Buja Sans Tabou” in der Hauptstadt Bujumbura

Bujumbura, 16. April 2015. Wie Vieh werden die Gefangenen mit Stöcken in die Zelle getrieben. Sie stolpern, fallen übereinander, werden geschlagen, stehen wieder auf, schreien wütend oder verzweifelt gegen die Uniformierten an, die erbarmungslos weiter auf ihre Opfer einprügeln. Zwei Scheinwerfer beleuchten die Szene, das Publikum amüsiert sich über die Inszenierung von José Saramagos Roman “Die Stadt der Blinden”, aufgeführt in dem Nachtclub Enzogu, 200 Meter vom Ufer des Lake Tanganjika.

Bujumbura ist die Hauptstadt von Burundi, lire la suite …

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