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Qu’est-ce qui fait la différence entre un beau et un piètre spectacle de danse ? La chorégraphie ? L’histoire ? Le choix de la musique ? Difficile de répondre. Mais il y a de ces spectacles qui laissent une trace indélébile en vous et « Nos routines » en fait partie. Mais comment ? Et surtout pourquoi ?

Le 29 avril 1980 dans le très chic quartier de Bel-Air à Los Angeles s’écroulait celui qui est considéré aujourd’hui comme le plus grand cinéaste ayant jamais existé. Alfred Hitchcock ou plutôt « Sir Alfred Hitchcock », cinéaste anglais naturalisé américain; dans cette satanée journée du 29 Avril nous quitta en laissant un grand héritage au cinéma. Les plus cinéphiles vous diront que « Psycho » et « The Birds » sont parmi les plus des grands classiques du cinéma. Ces films se trouvant dans le cercle très fermé « des films à voir avant de mourir ».

Mais que vient faire le cinéma dans une chronique sur la danse ? Nous allons le voir, ils sont si proches qu’on ne le pense.

 

Garder le spectateur en suspens…

Derrière « Nos routines » se trouve Dieu-Merci Saïdi connu sous le sobriquet de@bopkingdm. Un danseur qui a été une fois cité dans dans une de nos chroniques. Cette fois-ci, encore, il a pu réunir plusieurs danseurs venus de différents groupes pour un spectacle d’une qualité exceptionnelle.

Tout a commencé comme un spectacle de danse normal. Des chorégraphies assez connu: Amapiano, de la street-dance, de la drill, etc. Un spectacle intéressant certes mais pas comme ce qui allait suivre.
Alors qu’on s’y attendait même pas, le spectacle a pris une autre dimension. Adieu les chorégraphies très subtiles, très connues. Et une histoire s’est dressée devant nous. Tout le monde qui était là à commencer à se concentrer sur le spectacle pour savoir ce qui va suivre. Et voilà, ils nous avaient déjà eu. Nous étions collé sur le spectacle de Dieu-Merci Saïdi comme devant un film d’horreur rempli de multiples suspens. Nous ne savions pas ce qui allait suivre. Le suspens était déjà installé. Et un ingrédient est venu s’ajouter : la musique.

 

Le choix de la musique

Ce qui fait un bon film, c’est les choix de la musique. Et pour un spectacle de danse, c’est la même chose. Un bon chorégraphe est aussi celui qui sait bien choisir sa musique. Dès qu’ils avaient capturé mon attention, j’ai commencé à m’intéresser au choix de la musique. C’est ainsi que j’ai eu le réflexe de chercher les titres des chansons qui étaient en train d’être jouer. J’ai ouvert Shazam et je notait. Il y avait « One Hundred Strings« , une chanson utilisée dans la bande annoncée d’un film Marvel « Marvel’Avangers: The Age of Ultron » , « Cloack and dagger » , une série aussi du studio Marvel, avec le même nom que la chanson, « Cloack and dagger » mais aussi « The game is afoot » qu’on retrouve dans la série produit par la BBC, « Sherlock Holmes ». N’ai-je pas dis en haut que le spectacle « Nos routines » était proche du cinéma 🙂 ?
Toutes ces chansons et d’autres que je n’ai pas énumérer ici ajoutaient du suspens au spectacle. Dans « Psycho » cité ci-haut de Hitchcock, il y a une scène, parmi les plus célèbres du cinéma (Mea Culpa, je vais vous spoiler celle-ci) dans laquelle une jeune femme est en train de prendre une douche. Une musique au fond fait écho. Celle-ci fait peur. En quelques secondes, la femme reçoit plusieurs coups de couteau sous une musique encore plus terrifiante. Le spectateur reste meduser. Mais c’est la découverte de l’identité du tueur de la jeune femme à la fin du film qui vous laisser réellement meduser.

Meduser par la fin de « Nos routines »

« Nos routines » c’est une histoire de viol. Une femme est violée. De ce viol, elle tombe enceinte et un enfant naquit. La femme est finalement accueillie par un autre homme qui décide de prendre soin de l’enfant, fruit d’un viol. Et on suit tout le déroulement de l’histoire sous nos yeux, ne sachant ce qui va exactement suivre. Les danseurs s’impliquent à nous transmettre une histoire. Une histoire triste. Un spectacle qui avait commencé sous les pas d’Amapiano et qui tourne au cauchemar. Nous, les spectateurs, nous restons meduser. Mais qu’est-ce qui vient de se passer sous nos yeux ? On ne s’y attendait pas. C’est presque un « Jump scare » (action qui se déroule dans un film, qui consiste à surprendre un spectateur avec un événement dont il ne s’attendait pas), dans un spectacle de danse.

Une anecdote de la soirée à mentionner. Pendant que « Nos routines » se déroulait sous nos yeux, une jeune femme pleurait. On découvre qu’elle a vécu une histoire similaire (elle le dit elle-même à la fin de la présentation); une histoire de viol. Comme quoi, on peut danser tout en dénonçant les vices de la société en même temps.

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