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Rythmes du corps, des mouvements et des pas coordonnés et une musique au fond pour accompagner un moment de transe, voici la grande image que l’on a de la danse. Mais au delà des pas bien maîtrisés par des danseurs en sueurs, la danse est aussi un moyen d’expression. Et comme tout art, la danse s’engage. Analyse.

Ce Vendredi le 25 Juin 2021, le Buja Sans Tabou accueillait dans ses enceintes, un spectacle de danse. “À ne pas avaler” est un concept de @bopkingdm accompagner par d’autres danseurs et danseuses et dans lequel il raconte une histoire et non pas par les mots, mais par des pas de danses. Avec lui, nous voyageons à travers une histoire d’amour entre un homme et une femme, qui devient un cauchemar pour cette dernière. Elle est battue, humiliée, insultée, terrorisée,… La pauvre dame ne trouve plus le courage de dénoncer son mari violent et sans cœur. On lui dit de ne pas “avaler” la violence qu’elle subit quotidiennement. Avec “À ne pas avaler”, le spectateur découvre une autre mission de la danse: dénoncer la violence.

La danse, un outil pour dénoncer le mal

Classée comme sixième art, la danse est un art de la scène. Contrairement aux autres arts, avec la danse c’est plus le corps qui parle. Avec des pas conçus par un chorégraphe selon l’émotion qu’il veut transmette, la danse apparaît comme un langage. À travers les mouvements, le danseur parle, il s’exprime, il parle, il crie, il dénonce, il s’indigne, il pleure et (fait pleurer),… Le danseur n’a pas besoin de mots, il n’a pas besoin de faire un discours contre les violences conjugales, contre le racisme, la guerre, etc. Il a simplement besoin d’un corps et de l’imagination pour afin exprimer par une chorégraphie, de l’émotion. C’est ainsi, par exemple, nous arrivons à lâcher une larme en voyant un danseur mimant un mouvement où il frappe quelqu’un.

L’essor de la danse (engagée) au Burundi ?

Il faut aussi qu’on arrive à nuancer la danse que l’on pratique ensemble pour s’amuser avec des amis en boite de nuit ou dans les fêtes et la danse professionnelle qui, elle, est utilisée pour exprimer une émotion ou donner un message aux spectateurs grâce à une chorégraphie bien choisie. Il y a quelques jours, nous avons assisté à Buja Sans Tabou, un spectacle d’Olisaint ,”Tragédie” , qui exprimait elle aussi une émotion vécue. “Les larmes du Crocodile” est un autre spectacle qui dénonce aussi les violences conjugales. Celui-ci est en tourné dans toutes les provinces du Burundi actuellement.
Aujourd’hui on remarque un essor de la danse au Burundi. De jeunes et talentueux chorégraphes émergent ici et là, et veulent s’exprimer et dénoncer les vices de la société.
Comme la musique, le slam, le théâtre, la photographie, l’art plastique,… la danse elle aussi, s’invite dans le combat. La danse veut démontrer qu’elle est un outil qui peut être utiliser pour changer la société.
Nous vivons dans une société qui présente beaucoup de défis, nous espérons que la danse saura apaiser nos maux et dénoncer ce que les mots, les mélodies, les écrits n’ont pas su bien dire(décrire).
Avec ce que nous sommes en train de de voir et de vivre actuellement, la danse au Burundi a un bel avenir !

 

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