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février 2020

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Edition 2020

Buja Sans Tabou, jour 6 : quand le temps et le silence deviennent des armes à double tranchant

Pour son sixième jour, le festival Buja Sans Tabou a voulu, non pas parler de l’histoire des quartiers de Bujumbura comme les jours précédents, mais faire un voyage dans le temps à travers deux pièces : Mister Time et Point Zéro.

16h30. À l’IFB, où doit se jouer la première pièce de la journée « Mister Time », les férus de théâtre viennent un à un. Le ciel ombrageux qui plane sur Bujumbura en ce samedi après-midi n’y est pas pour faciliter les choses. 17h, ouverture des rideaux. Mister time in the place ! La pièce, écrite et mise en scène par le dramaturge burkinabé Noël Minougou donne à première vue l’impression d’une pièce qui va être jouée dans la langue de Shakespeare. Elle s’ouvre avec un comédien qui tente de se débattre tout en donnant l’air de beaucoup réfléchir. Quelque chose taraude son esprit et il n’est pas tranquille.

Jouée par quatre comédiens burkinabés, dont le fameux « Mister Time », cette pièce mélange gestes et paroles, mais cette fois-ci avec plus de « physique ». Il faut dire qu’ils ont sur un chantier. En effet « Mister Time », qui dit vivre dans le futur, voudrait, avec l’aide de ses amis, concocter une programmation automatique qui le ferait voyager dans le temps jusqu’en cette date fatidique de 1987 pour pouvoir rencontrer son idole : Thomas Sankara. Car aujourd’hui, « l’amour est mort ; la paix est devenue monotonie suicidaire ; le monde énerve, il ne tourne plus, il marche sur sa tête », dit-il.

Il lui faut donc sortir de ces 33 ans d’emprisonnement avec une justice endormie, une jeunesse laissée à elle-même, pouvoir fermer la porte de 2020 et ouvrir celle de 1987,  juste 10 minutes avant que Sankara ne prononce son discours « sanglant » d’Addis pour l’en dissuader. Car voyez-vous, son idole a été assassiné juste trois mois après le fameux discours ! Et ce voyage, lire la suite …

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Buja Sans Tabou 2020 : Buyenzi, berceau de l’indépendance !

Dans l’inconscient collectif de la plupart des habitants de Bujumbura, Buyenzi rime avec «swahili », « mécanique » ou encore « Kahawa ». Cependant, nombreux sont ceux qui ignorent la part importante de ce quartier dans l’histoire politique du Burundi. Ce quartier qui a vu naitre le premier parti politique du Burundi semble être, à la lecture de son histoire, le parent non reconnu de l’indépendance de la nation burundaise. C’est en substance ce que donne à comprendre la pièce « Plus de circoncision » jouée par la troupe Lampyre dans le cadre du festival Buja Sans Tabou. Une pièce jouée en plein milieu de la 14e avenue, là même où le Prince Louis RWAGASORE prononçait le discours de l’indépendance plus d’un demi-siècle plus tôt.

Burundais et fier de l’être

Même si la pièce s’est entièrement jouée en swahili (la langue la plus parlée de ce quartier), « Plus de circoncision » est avant tout lire la suite …

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«Plus de circoncision» et «M’appelle Mohamed Ali»: réclamer la justice sociale sur scène

• La quatrième journée du festival Buja Sans Tabou a été animée par deux pièces «Plus de circoncision» de la troupe Lampyre  et «M’appelle Mohamed Ali» de « La charge du Rhinocéros »(Burkina Faso).

• Bien que les horizons soient à des milliers de kilomètres de distances, les réalités sont les mêmes: la recherche de la liberté, la considération et la justice  

On est à la 14ème  avenue numéro 6 à Buyenzi, en pleine route, devant une vielle maison en étage. L’endroit n’a pas été choisi au hasard. Un vieux du quartier, Anzuruni de son nom, va évoquer que le bâtiment, aussi vieux et moins bien coloré soit-il, représente la lire la suite …

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Buja Sans Tabou 2020 : la leçon de théâtre d’Etienne MINOUNGOU

Ça y est, le festival Buja Sans Tabou a baissé le rideau, après une semaine d’histoire, de théâtre et d’émotion. L’occasion pour moi de revenir sur une rencontre marquante. Celle d’une pièce mais aussi celle d’un homme. « M’appelle Mohamed Ali », a marqué mon esprit par sa profondeur et la profondeur de l’homme qui incarne à lui seul cette pièce. C’est une vraie leçon de vie mais également une leçon de théâtre. Car si la pièce est le reflet de la vie d’Etienne MINOUNGOU, elle donne de la matière pour tout comédien qui aspire à la grandeur. Et même si le sujet parait presque révolu pour les uns, il ne reste pas moins l’expression d’une plaie que le théâtre africain veut aujourd’hui guérir.

Boxer avec les mots

A moins de l’avoir déjà vu, on s’attend à voir l’histoire  de la légende Mohamed Ali raconté par un acteur. Et l’on se rend compte très vite, dès les premières phrases du texte écrit par Dieudonné NIANGOUNA, que la pièce est plus profonde qu’une simple histoire. « M’appelle Mohamed Ali » est en fait lire la suite …

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« Buja Sans Tabou (umusi wa 4) » : Buyenzi, umugwa wahabuje intahe y’ukwikukira kw’Uburundi

Kuwa 20 Ruhuhuma, isabukuru “Buja Sans Tabou” ryahawe ikaze muri zone ya Buyenzi. Kabaye akaryo ku bari bitavye ibirori ko kumenya vyinshi kuri kahise kaho, na canecane ukuntu iyo karitiye yitanze cane mu guharanira intahe y’ukwikukira.

Akavura kari kaguye. Abari bahari bari bagize ubwoba, bibaza ko ibirori vyateguwe bihava bisiba, na rirya yakuvye nk’iyibura isegenya; naco icese “Plus de circoncision” (Nta gusubira kugenyerwa ndlr)  canditswe na Rugero Roland kigatunganywa na Sabimbona Freddy categerezwa gukinirwa mw’ibarabara.

Ikibanza catunganirijwemwo ivyo birori, ubwaco gifise insiguro idasanzwe. Inzu  iri kw’ibarabara rya 14 inomero 6 ntisanzwe. Imbere y’ibaraza yo hejuru y’iyo gorofa igeretse rimwe, akabendera gashaje k’umugambwe Uprona kaguma gahungabana. Mu bisanzwe, iyo nzu isigwa na Salum Bichuka, umuswahiri w’umugwizatunga akomeye, yari afise ibituro bidandaza igitoro n’imiduga itari mike.

Nk’uko bivugwa na Mugunwo Anzuruni, umwe mu nararibonye zo muri iyo karitiye,  Salum Bichuka yari afitaniye imigenderanire idasanzwe n’umuganwa Rwagasore Rudoviko. Iyi nararibonye y’imyaka 76  igira iti: lire la suite …

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« Quartier immatériel »: la multiplicité de Ngagara à travers une pièce de théâtre

Ngagara ne pouvait pas descendre sur les planches sans créer de choc, un texte «5 étoiles » signé Sheila Inangoma assorti à un magnifique jeu d’acteurs, la pièce « Quartier immatériel », vaut acclamations et prescription.

Les plus sceptiques doutaient toujours, « Peut-on vraiment comprendre l’histoire d’un quartier à travers le théâtre » ? Pour la troisième journée de Buja Sans Tabous, ils en auront eu à leur soif.

Le temps d’une soirée au Centre Cinématographique de Ngagara, communément appelé CCINGA, Buja Sans Tabou a encore fait du sien, sans anesthésie ! Ce n’est ni le temps maussade, ni l’exiguïté de la salle, encore moins la complexité de l’histoire de Ngagara qui pouvait empêcher le faste de la soirée.

En prélude de la soirée va venir  l’historicité de Ngagara, racontée par des anciens qui y ont vécu depuis un certain temps.

Candide Nyandwi (la première burundaise à avoir écrit une pièce de théâtre en Kirundi), cette septuagénaire qui a vécu à Ngagara depuis plus de 30 ans raconteraːlire la suite …

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Buja Sans Tabou (Day 3) : Bienvenue à Ngagara !

Quoi de plus beau que le théâtre pour raconter une histoire ? Surtout si celle-ci parle d’un quartier aussi symbolique Ngagara ! Lors de la 3e journée du festival Buja Sans Tabou, la troupe des Enfoirés de Sanoladante a rendu hommage à ce quartier à l’histoire riche, dans une pièce mêlant nostalgie et interrogation. Un voyage dans les méandres d’un passé entre gloire et désillusion, dont les vestiges prennent vie dans la fierté des habitants de Ngagara.

Bienvenue à Ngagara

Pour la réputation qu’ils trimballent, c’était assez étonnant de voir les habitants de Ngarara répondre en masse à une représentation théâtrale. Quoi qu’il en soit, ils étaient nombreux à se présenter dans la salle de spectacle de l’espace CECINGA, pour un spectacle qui parle de leur quartier. La pièce aura le mérite de peindre un tableau fidèle de Ngagara et de ses habitants.

Ecrite par Laura Sheila INANGOMA et mis en scène par Josué MUGISHA, lire la suite …

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Buja Sans Tabou, jour 3 : splendeurs et misères des Ngagarien·e·s

Et de trois ! Cette fois-ci cap sur Ngagara. Entre autodérision et optimisme, une jeunesse qui s’affirme sans complexe face aux vicissitudes de l’histoire de leur quartier, le festival Buja Sans Tabou continue à nous faire (re)découvrir Bujumbura.

C’est à se demander combien de fois Molière, Shakespeare et Ntahokaja ont dû se retourner dans leurs tombes. Avant tout, sans tomber dans le diktat de la prononciation et la syntaxe, « Le quartier immatériel » de Laura Sheila Inangoma se veut tout d’abord d’être un miroir fidèle de Ngagara.

Quoi de mieux alors pour une pièce dans laquelle, les gens parlent…comme de gens. Carrément ! Le langage du ligala, un cocktail de Français-Anglais-Kirundi. Le langage d’une mère qui a du mal à border un fils turbulent et celui d’une fille qui se la raconte parce que tous les garçons accourent à elle mangues aux mains pour la charmer.

Une fierté assumée. Un des anciens qui a animé la session de l’historicité du quartier avant la montée sur les planches des comédiens a tenté de vendre lire la suite …

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